Découvrez vous aussi l’orphelinat
de Mandalay !
A sa naissance il y a 96 ans, Daw Khya Mar Nandi avait tout pour être
heureuse : des parents plutôt aisés, contrairement à beaucoup
de ses petits camarades birmans, et beaucoup d’Amour parental, ce qui n’est
pas un mal. En effet, son père travaillait pour le Gouvernement pendant la
période britannique, et ce entre autres du fait que son propre père soit l’un
des descendants du dernier roi birman King Tibu.
En revanche, pas de frère et sœur, et sa
mère n’aura pas le temps de lui offrir ce cadeau, car elle décède lorsqu’elle
n’a que 2 ans. 6 années plus tard, c’est au tour de son père, qui se fait
prendre avant l‘heure par la faucheuse.
Elle n’a donc que 8 ans lorsqu’elle n’a
plus de parents, mais elle bénéficie tout de même de beaucoup d’attention de la
part de ses grands-parents, qui la prennent sous leur aile. Cela lui permet de bénéficier
d’une éducation correcte, et de choisir la voie monastique en devenant novice,
puis none de l’ordre bouddhique. Elle enseigne par la suite les principaux
apprentissages de Bouddha à ses consœurs nones pendant les jeunes années de sa
vie.
Elle décide cependant un jour de vendre
tout l’héritage qu’elle a reçu de ses parents, et ce pour en faire bénéficier
le plus grand nombre. Toutes les jeunes filles qui comme elle, n’ont pas eu la
chance de grandir aux cotes de leurs parents, elle souhaite les accueillir dans
une nouvelle structure et devenir en quelque sorte la maman qu’elles n’ont pas
eue.
C’est ainsi qu’un premier orphelinat voit
le jour a Tangoo en 1958, où elle construit un édifice avec l’aide d’une de
ses élèves none. Devant l’immense besoin au Myanmar, elle crée une nouvelle
structure dans la deuxième ville du pays Mandalay, quelques 5 années plus
tard.
Même si le développement
est plutôt lent dans les premières années, les enfants bénéficient d’une attention
importante dans leur apprentissage
de la vie, et la chaleur qui s’en dégage est dès le début particulièrement
humaine. Beaucoup d’habitants des alentours s’en aperçoivent, et leurs dons
permettent aux deux structures de survivre tant bien que mal.
Le pays s’ouvre peu a peu au tourisme dans
la fin des années 90, et c’est alors que le gouvernement militaire en place cherche à redorer son blason
au travers d’une image de partage. Lorsque le ministre de l’Armée entend parler
de l’orphelinat de Mandalay et qu’il en fait la visite, il décide d’aider de manière
substantielle Daw Khya Mar Nandi dans son oeuvre au travers de dons de riz réguliers,
ainsi que de substantielles réductions dans les coûts de scolarité de toutes ses
petites protégées.
La capacité d’accueil progresse alors elle aussi peu a peu, et l’ouverture
totale du pays au tourisme en 1996 commence à voir arriver dans les structures
un certain nombre de touristes qui, touches par l’humanité des relations entre
la maîtresse des lieux et sa centaine d’enfants, versent à leur tour des aides
financières qui permettent à l’orphelinat d’envisager l’avenir sous un ciel
meilleur.
Depuis,
il ne cesse d’accueillir de plus en plus de jeunes filles, et le nombre actuel
d’occupantes des lieux est de 200 dans la seule structure de Mandalay.
Malheureusement,
celle-ci est très peu connue des touristes visitant le Myanmar, et rares sont les
vacanciers qui trouvent le temps de faire un détour par l’orphelinat.
Or, peut être que
beaucoup d’entre eux seraient intéressés par une telle découverte de relations
fortes s’ils connaissaient non seulement l’existence mais aussi l’adresse de ce
lieu d’Accueil (avec un grand A ! ) ?
Nous nous sommes engagés auprès de Daw Khya Mar Nandi à parler quelque
peu de son oeuvre qui nous a vraiment touchés, et nous vous invitons
à rendre visite aux 200 enfants dont elle est en quelque sorte la maman qu’elle-même
n’a pas eue.
Pour les trouver, demandez à un trishaw de
vous conduire sur la 22d, entre la 62d
and 63rd St., ou envoyer directement ce que vous souhaitez leur faire
parvenir à l’adresse suivante (attention ! la Poste locale est un peu moins sur
que la notre cependant…)
